Cette crise financière fait les titres des journaux, mobilise toutes les attention et inquiète chacun d'entre-nous.
Je ne suis évidement pas compétent pour savoir quels seront ses effets, collectifs ou individuels, sa durée, sa portée. En revanche j'ai bien compris qu'elle nous impactera tous, soit par sa dimension bancaire, soit en fragilisant nos clients, et donc notre activité.

C'est aussi les plus fragiles qui payent le plus cher. Loin des titres tapageurs sur les pertes des banques ou les sommes colossales et terrifiantes qui sont en jeu chaque jour, ce sont nos collègues, nos voisins, nos proches qui "payeront la crise".
On peut penser que le statut social que nous avons construit nous préserve plus. C'est collectivement exact, et nous pouvons être fiers du travail accompli en ce sens. Il prouve, dans la tempête, toute la sagesse que nous avons eu à rester modestes sur les contenus mais ambitieux et déterminés sur la totalité du statut.

Mais nous devons et devrons ouvrir les yeux, tendre les oreilles, être plus disponibles qu'avant. Car certains de nos collègues ne nous diront qu'à demi-mots leurs difficultés ou leur soufrance. Si un conjoint est au chômage, ou dans un emploi précaire, si une charge financière s'alourdit, alors ils seront en danger.

Et nous devrons répondre "présent". Car cette crise nous rappelle à notre premier devoir, notre première raison d'être un syndicat : la solidarité avec nos collègues, nos voisins, nos proches.
C'est cette solidarité qui est le ciment de notre action. Les temps troublés dans lesquels nous entrons vont nous donner l'occasion de démontrer que chez nous, ce n'est pas un slogan vide de sens.