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Les jours sont comptés. La prochaine conférence sociale, qui devrait avoir lieu début juillet, sera l’occasion de mesurer la dynamique de négociation enclenchée dans les branches professionnelles autour du pacte de responsabilité.

Dans un courrier adressé aux organisations patronales, le secrétaire général de la CFDT a rappelé l’urgence à décliner et rendre effectifs les engagements pris dans le relevé de conclusions du 5 mars dernier. « Nous voulons des engagements chiffrés sur l’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, sur la montée en compétences et les qualifications, ainsi que sur la révision des classifications dont dépend le pouvoir d’achat des salariés, qui doit évoluer avec leur montée en compétences », a résumé Laurent Berger lors d’un débat avec les militants de l’union locale de Saint-Nazaire le 23 avril.

 Des employeurs trop attentistes

Dans les branches de la métallurgie, de la chimie et des assurances, les négociations commencent tout juste. « Il faut voir jusqu’où les employeurs seront prêts à aller », indique Dominique Gillier, le secrétaire général de la CFDT-Métallurgie. Dans de nombreuses autres branches, les employeurs temporisent : « Dans les banques, ils disent vouloir attendre des précisions sur les mesures qui seront décidées par le gouvernement au sujet du pacte de responsabilité », explique Luc Mathieu, le secrétaire général de la Fédération CFDT Banques & Assurances. Il y a urgence, rétorque Laurent Berger. La mobilisation des négociateurs de branche doit s’opérer « sans attendre », a souhaité le secrétaire général de la CFDT, soulignant l’attente des salariés à « voir de façon concrète leur secteur d’activité, leur entreprise s’engager dans la voie de l’innovation, du développement de l’activité et de l’emploi ».

 

photo © Hamiliton / Réa